Saturday, December 06, 2008


L’escale

Ils descendent les rues

Où les sifflets violonent

Où des filles ensommeillées

Enchainent les entreponts.


Devant des maisons vides

Des matelots trop polis

Essuient leurs pantalons anglais

Leurs pas, c’est étrange

Restent lourds, presque poisseux

Leurs souliers raclent

Les pavés d’oubliettes

Des femmes roulent

Les mains couvertes de moufles

Les seins comme des fruits

Vite, vite, l’escale est courte

Comme un canon scié

Et les mousses, fins comme des bouquins

Et lourds de sang

Sortent du cadre vide

De mon poème.

0 Comments:

Post a Comment

<< Home