
Ne rien savoir
De la solitude
Tapie dans les chambres d’auberge
Aux litières en drapeaux
Dans les armoires
Oubliés
Un roman noir
Une serviette à carreaux rouges
Une gabardine tâchée
Ne rien savoir
De la solitude
Tapie dans les chambres d’auberge
Aux litières en drapeaux
Non loin
Comme contestable décor
Une petite gare déserte
Et un restaurant fermé
Ne rien savoir
De la solitude
Tapie dans les chambres d’auberge
Aux litières en drapeaux
La solitude
Je la distingue
Evidente
Comme jadis
Où écolier
Je la voyais glisser
Dans la salle de classe, le soir
Blanche et fiévreuse
Comme une maladie
Inquiétante et mauve
Comme une fleur de cimetière
Cette solitude qui errait
Changeante et suspecte
Comme sables entr’ouverts et mouvants
Comme des appelants
Entraînant l’éternel
Petit garçon
Vers – inlassablement -
L’improbable ( ?) victoire
De la mort.


0 Comments:
Post a Comment
<< Home